Halloween Pratique, recherche effectuée par Catherine Mathijsen-Walckiers, catholique de confession et mère de 4 enfants. Octobre 2001
INTRODUCTION
Mère de famille de 4 enfants, j'ai été surprise par l'engouement de cette fête d'halloween autant auprès des adultes que chez les enfants. Je ne comprends pas comment l'horreur peut fasciner à ce point, comment le mal peut à ce point être mis à l'honneur, dans les familles, dans les écoles et jusque dans nos paroisses. J'ai voulu en savoir plus et je vous livre ici le fruit de mes recherches.
Halloween est une fête qui se déroule le 31 octobre, où les participants se déguisent en sorcière, en squelettes, en vampires, diables ou fantômes. Au plus le déguisement est effrayant au plus il est apprécié !!!! Plus sympathique et bon enfant est le déguisement de la citrouille.
La décoration du lieu: recouvrir les murs trop clairs avec du papier crépon noir. On peut mettre une grande toile d'araignée (avec bebêtes) en guise de plafond et on tend dans tous les sens des guirlandes d'halloween. On vous propose encore une araignée géante gonflable, un fantôme hurlant, citrouilles, squelettes plastiques, collections de bougies en forme de doigt, crâne, main, où la cire se transforme en sang pour couler. Des Américains installent même de fausses tombes dans leurs jardins. Ce jour-là, les enfants déguisés éclairés par une lanterne passent de maison en maison pour réclamer des bonbons.I Quelle est l'origine de la fête HALLOWEEN??
Il était une fois, il y a très longtemps au royaume celtique, vers 300 av. J-C des gens qui croyaient en un curieux seigneur : Samhain, prince de la mort, dont la fête tombait un premier novembre, alors que s'annonce l'hiver et que s'enfuit Lugh, le roi du soleil. Les druides, qui par ailleurs lui vouaient un dévot culte, histoire de se concilier ses bonnes grâces et d'éviter la famine, étaient convaincus que les défunts de l'année revenaient des entrailles de la terre la veille de la fête, afin d'y participer. Et de hanter leurs regrettées chaumières. Cordiaux, les vivants préparaient donc des offrandes à leur intention, histoire de se concilier leurs faveurs. Mais comme on n'est jamais trop prudent, ils allumaient aussi des feux pour les tenir à distance. Les vivants se montraient d'autant plus généreux que les prêtres, les fameux druides, savaient se montrer persuasifs: Ils se déplaçaient de maison en maison, réclamant des offrandes et menaçant des pires calamités quiconque y verrait à redire. Pire encore: ils n'hésitaient pas à prononcer des malédictions devant attirer la mort sur la maison. Pour éclairer leur chemin, les druides portaient des navets évidés, découpés en forme de visage grimaçant où brûlait une bougie. Ces navets sculptés, représentaient l' esprit qui allait rendre efficace leur malédiction, d'où le "TRICK OR TREAT"- malédiction ou présent. Ce qui signifie "Si vous ne donnez pas, il vous arrivera malheur". En 833, le pape Grégoire IV a instauré la fête catholique romaine de la Toussaint, fêtée à l'origine le 13 mai et non pas le 1er novembre. C'est en 1248 qu'0dilon de Cluny décide de programmer au 2 novembre la célébration catholique du Jour des morts pour détrôner le culte de Samhain. Mais en Irlande et en Ecosse ce rite s'est poursuivi. C'est au XVIIIe siècle que le navet devint citrouille, quand les immigrants irlandais introduisirent Halloween aux Etats-Unis. Au fil du temps, au fin fond des campagnes irlandaises, la légende s'embellit. La petite flamme n'était pas une simple bougie! C'était "Jock" devenu Jack par la suite, un esprit qui habitait dans la lanterne. Ainsi commence l'histoire de Jack-o-Lantern, Selon la légende, cet esprit était naguère un joueur de cartes malchanceux qui avait vendu son âme au Diable pour payer ses dettes de jeu .Coup de poker: il ne résista pas à la tentation de proposer une revanche au Diable. Qu'il gagna, évidemment. Furieux, l'ange déchu(le diable) refusa à Jack l'entrée du royaume des ténèbres. Et comme sa vie d'erreurs ne lui ouvrit pas les portes du ciel, le pauvre Jack n'eut pas d'autre alternative que d'errer, comme un âme en peine sur la terre. Pour s'éclairer dans la sombre nuit, Jack mit un charbon ardent dans un navet évidé. Et s'en alla hanter les chemins pour l'éternité.
LE MOT "HALLOWEEN" vient de All Hallow Evening (le soir de tous les
esprits), qui devint Halloween.
L'HABIT D'HALLOWEEN : Lors du cérémonial celtique, les participants devaient porter des têtes d'animaux et leurs peaux afin d'acquérir la force de l' animal qu'ils représentaient et effrayer les mauvais esprits au passage. Au fil du temps, les costumes ont évolué vers des représentations du séjour des morts, rendant à Samhain le culte qui lui revient. La coutume "TRICK OR TREAT" a commencé aux USA au début du XXème siècle, quand un groupe de travailleurs Irlandais se sont servi d'Halloween pour extorquer de l'argent sous la menace. Cette forme pervertie fut plus tard largement atténuée pour devenir un divertissement de quartier à caractère ludique.
Cette pratique affecte aujourd'hui une grande partie de la culture populaire aux Etats-Unis. Les enfants reviennent de l'école déguisés en quelques costumes terrifiants, et vont de porte en porte crier : "Trick or Treat". Si la personne ne leur donne pas un "treat", ils la menacent de lui faire un "trick" -un drôle de tour - et lui font une farce ou une plaisanterie.II FOLKLORE??
On peut être tenté de dire : c'est un folklore comme un autre, comme le carnaval par exemple. En effet , dans nos pays qui se déchristianisent, les païens ( ceux qui ne croient pas en l'existence de Dieu et de son fils Jésus ou même encore croient en l'existence d'autres dieux comme les dieux grecs par exemple) n'ont plus beaucoup de fêtes à célébrer. Halloween , en voilà une bien drôle .mais bien ténébreuse. Ce qui est laid , hideux, horrible attire. C'est dans l'être humain ! Pour exemple, une publicité laide et agressive est plus attrayante et aura plus d'impact. Ce jour-là donc, on accepte un système de contre-valeurs
complètement ahurissant :
-le mal est bien
-le hideux est beau
-l'horreur est à l'honneur
Ces costumes effrayants peuvent choquer nos tous petits. A l'heure où l'on n' hésite pas à aller chez un pédopsychiatre pour résoudre les problèmes de sommeil de nos tous petits, est-ce intelligent de les terroriser par ses bien sombres déguisements ? Mais enfin on parle de la mort !! Seulement la mort dont on nous parle ici ressemble plus à l'enfer qu'au paradis!! Est-ce que cela nous rassure sur la mort ? Cette fête et tout ce qui tourne autour de cette fête: film d'horreur, dessins animés sur ce thème, ne risquent-ils pas plutôt de nous donner des angoisses et des nuits de cauchemars? Le pire est qu'au carnaval ressortent ces déguisements bien ténébreux.III BUT COMMERCIAL
Le but commercial de cette fête est très important pour de nombreux magasins. A cette période de l'année, il y a un creux au niveau des ventes commerciales : la rentrée des classes est terminée et la Saint-Nicolas encore loin. Relancer cette fête sur notre continent est donc un moyen de faire rentrer des sous, beaucoup de sous. C'est en 1994 qu'Halloween sortit du bois en France, à l'occasion de la mise sur le marché de déguisements sur ce thème, par la société César. Relayé par les universités parisiennes à l'occasion des "bizutages" de rentrée, le phénomène s'installe. Surtout sur les gondoles des supermarchés. La grande distribution a donc changé les mornes chrysanthèmes contre les citrouilles grimaçantes!! Et le (mauvais)
tour était joué. Cette fête a fait son apparition dans le but commercial de faire gagner de l'argent aux industries du jouet, du déguisement, du tourisme, de la friandise, du livre à un moment creux du marché. C'est aussi utilisé comme technique de vente ou promo. Nesquick, l'année passée a fait de la promo en partant d'halloween. En achetant une boîte de Nesquick on recevait une histoire effrayante appelée "Chair de poule". J'ai eu l'occasion d'en lire une et j'étais effectivement effrayée. Halloween devient un succès en librairie : des livres d'images, même pour les petits, proposent des histoires toutes plus effrayantes les unes que les autres. Dans le droit fil de "Harry Potter". Un pas de plus , et ce sont les bonbons et autres friandises qui se prennent pour des monstres! Beaucoup de bruit pour pas tant de profits que ça. Le phénomène Halloween dure à peine une semaine, et souvent moins dans la réalité de l'acte d'achat. En revanche, la campagne publicitaire qui l'accompagne a un coût inversement proportionnel sur l'imaginaire de nos enfants, et des enfants que nous sommes toujours, sous notre carapace d'adulte, des enfants qui ont peur du noir, du froid, .et de la mort. Des enfants en panne d'espérance, une denrée en rupture définitive de stock dans les rayons des commerçants, quand passe Halloween. Pour quel profit? Peut-être celui de ceux dont le métier de combattre la peur qui ronge tant de nos concitoyens. Telle Janel Gauthier, professeur à l'école de psychologie de l'Université de Laval, qui constate que "10 à 13% de la population sont atteints d'anxiété et de diverses formes de phobie sociale". De plus, ajoute le chercheur, "plusieurs études montrent que depuis 1995 la santé mentale de la population en général se dégrade de façon marquée." On a décidément tout gagné à jouer aux apprentis sorciers...IV HALLOWEEN : RITE "SPIRITUEL"
Derrière cette fête , se cache un rite spirituel mais pas du tout chrétien même anti-chrétien.
Les chrétiens qui fêtent Halloween sont des chrétiens bien naïfs car en fait c'est la fête la plus importante pour les satanistes du monde entier. Le 31 octobre , c'est le nouvel an du calendrier des sorciers. Halloween est devenu le jour du Diable, rituellement reconnu par quelques adorateurs de Satan et quelques groupes occultes aux USA et le devient aussi chez nous. De nos jours encore, on sait que les satanistes pratiquent des sacrifices humains, cette nuit-là aux USA et en Australie.
Pour des personnes ayant des pouvoirs psychiques comme les voyants, visionnaires, c'est la période la plus occupée de l'année. Et à cette époque, il y a une forte augmentation de vente des livres concernant l'astrologie et la sorcellerie. Cette fête est donc aussi l'invasion de "l'occulte" dans notre culture et la porte ouverte à toutes les pratiques de spiritisme, occultisme, ésotérisme, voyance avec leurs dangers évidents. Ces pratiques liées à des pouvoirs du monde surnaturel ou invisible ne proviennent en aucun cas de Dieu ni de l'esprit Saint , mais bien d'esprit malveillants, d'âme perdue ou encore du Diable en personne. En faisant appel à ses pratiques, vous risquez de vous lier avec un esprit mauvais ou le diable qui n'aura pas du tout l'intention de vous donner la paix, la joie et le bonheur. Soyons très prudent car une séance de spiritisme ,ou d'occultisme ou même chez un voyante peut avoir beaucoup de conséquences. Ce n'est pas un jeu ! Le "Word Book Encyclopedia" affirme qu'Halloween, c'est le commencement de tout ce qui est froid, noir et mort". Il est donc difficile d'accepter qu'Halloween se fête dans des écoles catholiques ou mouvements catholiques et de même dans les écoles laïques puisqu'elles sont censées ne se rattacher à aucunes religions, or Halloween est une fête religieuse(le dieu Samhain ou encore Satan). L'évêque de Clermond-Ferrand, Monseigneur Hippolyte Simon nous dit que la fête d'Halloween est aussi religieuse que la fête de la Toussaint :"les Français d'aujourd'hui dans leur majorité ne savent pas reconnaître comme religieux ces rites qu'ils prennent tout simplement pour du folklore". Dans son livre "Vers une France païenne?", il relève le paradoxe : alors qu'au nom de la laïcité, "on n'imagine pas qu'une institutrice conduise sa classe dans une église pour lui faire découvrir un vitrail relatif à la Toussaint, de nombreuses écoles se sont mises à fêter Halloween. Halloween et la Toussaint sont aux antipodes l'une de l'autre, pour l'une, la mort est une fatalité, on peut seulement la tourner en dérision. Mais à la fin, ce sont les squelettes qui ont le dernier mot. Tandis que pour l'autre, la mort est un passage. A la suite du Christ ressuscité, nous sommes en route vers la cité sainte où nous attend la foule immense de ceux que le Seigneur a sanctifiés." Les protestants réagissent également: le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la fédération protestante française, fait part de sa "surprise considérable" de voir l'Education nationale française "s'engouffrer" derrière Halloween" pour en faire sans aucun discernement une fête d'école
qui joue un peu sur la peur, un peu sur l'extraordinaire un peu sur le surnaturel". "Je ne pense pas que les enseignants aient l'intention de développer le paganisme, mais je les soupçonne d'inculture, ce qui est aussi grave", relève-t-il. Cet engouement pour Halloween semble traduire une fuite viscérale de la mort, tournée par ce biais en aimable dérision. Notre société, en perte de repères spirituels, semble incapable de conjurer la menace du néant et de tracer une voie d'espérance et d'acceptation.EXTRAITS : "Je suis le noir, le sombre, collé à toi ton ombre. Je suis l'aboutissement de ta vie. La fin, le trou de ta tombe. Je suis ton pire ennemi, le cauchemar de ta vie, le temps qui passe et qui sourit devant ton agonie." "Je suis le mal, l'impur, le maître de la luxure. L'avarice et le sexe sont les piliers de ma culture". "Maintenant j'arrive et le monde dérive. Tu ne pourras pas survivre car de sang je m'enivre. La terreur maintenant t'escorte. Le royaume de la peur t'escorte" In "Panique celtique" Cédérom, 1998 du groupe de rap celtique MANAU, utilisé régulièrement dans les écoles à l'occasion d'Halloween. Le groupe Manau précise dans une de ses chansons que leurs textes proviennent d'une écriture inspirée, une sorte de transe médiomnique.
AHURISSANT : - Le journal LE SOIR du 28-29 octobre 2000 nous relatait comment une école maternelle d'Auderghem avait fêté Halloween : " s'amuser à se faire peur, n'est pas une tâche très facile. Il s'agit d'un véritable travail pédagogique pour les institutrices. Car les plus petits ne comprenaient pas le but de la fête, et certains ont eu vraiment peur. Les enfants se sont déguisés tous ensemble un diable lançait fièrement "Je suis le maître du monde, la fourche pointée vers une petite sorcière qui se défendait en grondant. Tout à coup, une voix mélodieuse s'est élevée pour calmer tout le monde :" J'ai vu le diable. C'était formidable, je l'ai vu danser, comme un chimpanzé!" Le silence s'est fait. La tension est montée d'un cran et tous les petits se sont observés mystérieusement.." - On fait de nos enfants des adorateurs du diable !!V CONCLUSION :
Halloween,présentée comme une fête ludique et innocente, est bel et bien une fête païenne et même satanique : la fête des ténèbres. Je ne crois pas en l'existence des vampires mais bien du Diable et de son armée d'esprit mauvais dont le but est la perte des âmes. Je crois aussi en l'existence de sorcières modernes, de fantômes ou plutôt d'âmes perdues. Aussi je ne rigolepas du tout avec cette fête !
Cette fête est une fête très négative, peu rassurante et dont j'ai du mal à lui trouver une quelconque vertu. Parler d'Halloween aux enfants ou encore les inciter à fêter halloween même s'il sont tout petits, c'est à certains égards les familiariser avec les pratiques de l'occultisme et de spiritisme et leurs conséquences qui peuvent être désastreuses (tentative de suicide, dépression, manque d'intérêt, méchanceté ,violence ..etc). Jouer au fantôme ou à la sorcière passe pour un simple jeu, cachant ainsi le vrai danger des pratiques occultes impliquées dans cette "fête". Les parents, enseignants, politiques et commerciaux ont donc une grande responsabilité dans la prévention de cet envahissement. Certes nous allons
à contre-courant mais il est de notre devoir, à nous, chrétiens de réagir. Ensemble, nous devons tous nous battre. Pour ceux qui se sentent contraints de fêter halloween (merci pour la liberté), dans ce cas que la fête de la toussaint et la solennité des défunts prennent une place plus importante que celle consacrée à halloween. Car nous chrétiens sommes remplis d'espérance et savons que la "lumière" est plus forte que la "ténèbre", car le Christ par sa résurrection d'entre les morts, a vaincu la mort. Pr Gilbert Debussher, notamment professeur de littérature américaine et doyen de la faculté de philosophie et lettres à l'ULB, nous disait dans La Libre Belgique du 24 octobre 2000 :" Le fait qu'Halloween s'implante de la sorte dans notre pays est tout à fait ridicule. C'est la fête des mères qui engendre la fête des pères, qui engendre elle-même celle des grands-parents ou des secrétaires. Tout cela fait tourner le commerce. Si on s'inscrit dans cette logique commerciale - et personnellement je n'ai rien contre, les industries doivent aussi écouler leurs marchandises-, c'est bien, pour autant que l'on sache. Mais cette tradition n'a absolument aucune racine chez nous. Cela me paraît donc incongru, pour ne pas dire plus, de l'avoir implantée. Cette fête n'a aucune raison d'être ici." Quel héritage voulons-nous transmettre?? Notre société dépressive, en proie à la violence et à la mort n'aurait-elle pas plutôt besoin de promouvoir des valeurs positives, des attitudes citoyennes, morales, spirituelles qui construisent la personnalité et donc la société de demain?
La société, c'est nous qui la construisons.VI QU'EN EST-IL POUR LA TOUSSAINT?
Cette fête trouve son origine dans le temple païen du Panthéon (dédié à tous les dieux) qui, à Rome, au début du VIIe siècle, a été dédicacé à tous les saints. La fête de cette dédicace, d'abord fixée au 13 mai par le pape Grégoire IV à partir de 833, fût ensuite déplacée au 1er novembre par Odilon de Cluny en instaurant , en 1248, la célébration catholique du Jour des
morts pour détrôner le culte de Samhain. Mais en Irlande et en Ecosse, ce rite s'est poursuivi. Les Irlandais émigrant aux Etats-Unis ont introduit cette fête dans le Nouveau Monde. Dernièrement, aidée par les séries télévisées américaines. Elle est arrivée sur notre continent.
La Toussaint rassemble dans une même fête tous ceux qui sont déjà passés par la mort (certains portent le titre de saints - on dit qu'ils sont canonisés) et tous ceux qui, vivant sur la terre (comme nous), sont appelés à la sainteté, car faits à "l'image et à la ressemblance de Dieu"(Genèse 1-26). Etre Saint n'est pas être parfait, ni même plus vertueux qu'un autre. Etre saint c'est un cadeau de Dieu accordé à tous les êtres humains : faire partie de sa famille. Redécouvrons plutôt la vie de notre saint patron dont la vie fût un exemple
et qui a un peu ou même beaucoup changé la face de la terre. Et n'oublions pas que nous sommes TOUS appelés à la sainteté c-à -d à faire de notre mieux pour y arriver et ceci pour la gloire de Dieu. Prenons en exemples Jésus , le Christ notre Sauveur, car il nous a dit "Soyez parfaits comme le Père céleste est parfait" Mt 5, 48. En effet il s'est fait chair pour être notre
modèle de sainteté. Car celui qui croit au Christ devient fils de Dieu. Cette adoption filiale le transforme en lui donnant de suivre l'exemple du Christ. Elle le rend capable d'agir droitement et de pratiquer le bien. Dans l'union avec son Sauveur, le disciple atteint la perfection de la charité, la sainteté. Il n'y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel. Cependant, la nature humaine est fragile et a ses faiblesses et est pécheresse ; aussi nous devons sans cesse combattre pour la conversion de nos coeurs, conversion au Christ, en vue de la sainteté et de la vie éternelle à laquelle le Seigneur ne cesse de nous appeler. Autre petit conseil, parlons de la mort simplement et avec espérance.
Notre vie sur terre nous prépare à notre vie éternelle. Préparons-la donc le mieux que nous le pouvons dans l'espoir d'être auprès du Christ . C'est à la
portée de tous.
A partir de la fin du Xè siècle, on a prié le lendemain de la Toussaint pour tous les morts qui n'ont pas encore terminé leurs "peines purgatoires", c'est-à-dire purificatrices. Car l'amour du Seigneur est capable de rendre pur, de rendre définitivement saint, même au-delà du décès. C'est pourquoi, n'oublions pas de prier pour eux notamment ce jour-là car ils ont besoin de nos prières pour les aider à cheminer vers Dieu et se retrouver en paix.
VII Se battre contre Halloween : une utopie ??Non, ne baissons pas les bras et ne nous laissons pas intimider par cet envahissement fait pour remplir les poches de certaines personnes. Concrètement que pouvons nous faire?? Expliquer simplement à nos enfants que ce n'est pas une bonne idée de fêter Halloween puisque c'est la fête des "méchants" (il est beaucoup plus éducatif de fêter les "gentils". Pour les Chrétiens , expliquer aux enfants que ce n'est pas les amis de Jésus que l'on fête dans Halloween, bien au contraire et que Jésus pleure certainement de voir tout cela. Rien ne nous empêche de faire la FETE de la Toussaint : souper ou goûter aux chandelles (lumière =la vie) , un bon gâteau, des bonbons pour récompenser ceux qui ont fait quelque chose de bien sur leur journée (partager, aider, ne pas se disputer, ranger sa chambre). Faire des petits gâteaux avec les enfants et les partager avec des personnes seules, des enfants dans des homes, des personnes âgées, se réunir avec des amis pour fêter la toussaint..à vous de
faire fonctionner votre imagination). Pour ceux qui veulent se déguiser absolument: se déguiser en personnage biblique ou héroïque venant au secours des autres et leur proposer d'aller donner des gâteaux, fleurs à des personnes à qui cela pourrait faire
plaisir. Si vous voulez absolument une citrouille évidée avec bougie, pourquoi ne pas remplacer le visage par des mots comme JOIE, AMOUR, PAIX etc. Interpellons les directions et enseignants de nos écoles, nos catéchistes sur le sens réel de cette fête et informons les. Et réagissons dès la moindre invitation à fêter Halloween. Certains livres scolaires en parlent : leur proposer de passer le chapitre concerné et de réagir auprès des
éditeurs.
Nos hommes ou femmes politiques peuvent aussi bouger!! Interdire l'évocation de cette fête dans les écoles se trouvant sur leur territoire : Aux Etats-Unis, où 25% des personnes de 18 à40 ans se costument à cette occasion, Halloween fait l'objet d'un âpre débat. En effet, un ministre de l'Arkansas a intenté in procès fédéral et a demandé que le satanisme, via les pratiques d'Halloween, ne soit toléré dans les écoles publiques puisque la prière y est interdite. Dans certaines écoles, les animations spécifiques à l'occasion de Halloween ont déjà été supprimées. "Si le principe de l'esprit de secte a eu comme effet de supprimer la fête de Noël dans les écoles, pourquoi ne retire-t-on pas aussi Halloween? Si on ne peut honorer Dieu, pourquoi honorer le diable ?" remarque une mère de famille.
Si vous ne pouvez refuser, signalez à vos hôtes que vous n'aimez pas ce thème et leur expliquer vos raisons. Ceci dit je n'ai pas encore entendu dire qu'on fêtait Noël ou Pâques lors d'un anniversaire, aussi pourquoi nous imposer cette fête qui va à l'encontre de nos idées! Mais surtout sentons nous libres de refuser : ce serait un témoignage. Dans le cas contraire que la Toussaint prenne une place importante et soit fêtée dignement. L'école maternelle de mes enfants a décidé de dire non à Halloween et oui à la Toussaint. Des institutrices racontent l'histoire des Saints patrons des enfants de la classe. C'est une véritable joie pour eux de découvrir ces personnages dont ils sont fiers de porter le nom.
L' Association des familles chrétiennes en France organise notamment dans une paroisse "Une Grande Fête de Toussaint" le 31 octobre : Musiques, danses, sketchs par des enfants sur la vie des saints, animation musicale assurée par un groupe de musique chrétien. Tout cela suivi d'un repas festif. Bravo pour cette initiative!
Le Christ nous a dit : "vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Si le sel se dénature ,comment redeviendra-t-il du sel. .Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent "(St Matthieu 5 - 13-16).
Le père Jacques Decock nous disait lors d'une homélie :" Soyez du sel , mais pas du sucre (notre sel ne doit pas être du sucre , il doit garder tout son goût et ne doit pas être trop doucereux ). Le père Pattyn nous disait le 12 juin 2001 a propos de cet évangile : "le croyant ne doit pas s'aligner sur l'opinion du monde, mais sur l'Evangile. On entend trop souvent dire, et c'est presque devenu un slogan : l'Eglise est décalée " et Saint-Paul nous dit : "Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait." (Ro. 12,1-2).Bibliogaphie:
revue hebdomadaire FAMILLE CHRETIENNE n°1137 28 octobre 1999
internet: http://www.paroledevie.org/hallow.html
"vers une France païenne" de Monseigneur Hippolyte Simon
catéchisme de l'Eglise catholique (1992)
Luc Aerens , service de la catéchèse de Bruxelles.
Magnificat, novembre 2000, n°96
http://www.avenement.org/halloween/infos.htm
HALLOWEEN Express
LE SOIR (28 29 octobre 2000)
La Libre Belgique (24 octobre 2000)
revue JEUNES TEMOINS octobre 2001 Année 8 . Numéro 23